La peinture à l’huile fait une timide appparition au moyen- âge avec l’application d’huile de lin sur de la peinture à la détrempe.C’est en 1410 que Van Eyck découvre la peinture à l’huile en utilisant le vernis blanc de Bruges qui permet à l’artiste de rectifier l’œuvre sans diluer les couleurs. L’emploi de la peinture à l’huile en "glacis" souligne déjà à cette époque un travail qualifié "d‘hyper-réaliste". Les écoles, les expressions artistiques naissent au fur et à mesure (Très fécondes au XIXème siècle): ainsi la peinture à l’huile travaillée en frottis par Turner arrive à représenter l’air ou l’humidité en transparence, les touches rapides et chromatiques conjointes appliquées par Monet saisissent l’impression d’une atmosphère… . L’expression devient plus libre. Le XXème siècle voit la naissance de l’abstraction souvent travaillée très en matière, la naissance de l’art brut où la pâte de la peinture à l’huile est inhérente à l’œuvre (Tapiès, Soulages…). La mobilité et le commerce entre les maisons princières développe l’usage de la peinture à l’huile en Europe. La peinture à l’huile voyage, s’expose, les carnets de commande des peintres se remplissent. Les peintures à l’huile conservent mieux leur éclat d’origine. L’utilisation de la peinture à l’huile permet l’Ecole Flamande d’exprimer un réalisme jamais connu jusqu’alors. Désormais la peinture à l’huile défie la carnation des figures, la transparence de la verrerie etc…. Loin d’être épuisées, les directions artistiques de la peinture à l’huile continuent de surprendre l’amateur d’art du XXIème siècle. |